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Le Bilinguisme

Définition ...

Le bilinguisme peut se rapporter à des phénomènes concernant :

  • un individu qui connaît deux langues ;
  • une communauté où deux langues sont employées.

Il consiste théoriquement dans le fait de pouvoir s'exprimer et penser sans difficulté dans deux langues à un degré de précision identique dans chacune d'elles. Les individus authentiquement bilingues sont également imprégnés des deux cultures indifféremment et dans tous les domaines. Le bilinguisme constitue la forme la plus simple du multilinguisme, qui s'oppose au monolinguisme (fait de parler une seule langue).

Histoire ...

Pendant longtemps le bilinguisme a été déprécié au profit du monolinguisme dominant (en France et aux États-Unis par exemple). Bon nombre d'idées circulaient sur le fait que l'enfant possédait moins de compétences dans chacune des deux langues, même sa langue « maternelle ». Un chercheur américain a même essayé de prouver qu'il était simplement moins « intelligent » que les monolingues. En effet, il avait évalué les compétences d'enfants immigrés arrivés peu auparavant aux États-Unis et avait « mesuré » leurs compétences uniquement en anglais, langue que les enfants découvraient à peine.

Depuis, beaucoup de personnes défendent le bilinguisme. En effet, il apparaît comme une solution au problème de la disparition des langues. On sait en effet que 90 % des langues sont actuellement menacées de disparition avant la fin du XXIe siècle[réf. nécessaire]. Une telle perspective constitue un appauvrissement jamais rencontré dans l'histoire de l'humanité. L'institution du bilinguisme dans les territoires où existent des langues menacées constitue un moyen de préserver ce patrimoine linguistique menacé, qui fait partie intégrante du patrimoine culturel de l'humanité.

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Enseignement bilingue : un atout pour l'enfant !

vidéo enseignement bilingue : un atout pour l'enfant

Le documentaire « Quand le bilinguisme ouvre des portes » est en vente !

brochure : quand le bilinguisme ouvre des portes

Le film Quand le bilinguisme ouvre des portes, réalisé par Anne Jochum et coproduit par Bretagne Culture Diversité / Sevenadurioù avec les productions Préparons demain et en partenariat avec Div Yezh, est en vente. Vous pouvez vous le procurer auprès de BCD / Sevenadurioù au prix de 12 € (ajouter 7 € de frais de port) uniquement pour les particuliers, pour cela contactez-nous. Pour les associations ou structures, contactez les productions Préparons demain.

Qu’est-ce que le bilinguisme ? Aujourd’hui, alors que la moitié de la planète vit dans un univers bilingue (ou plurilingue), élever son enfant dans cette réalité pose toujours question. Comment partager une langue avec un enfant ? Comment l’enfant structure-t-il l’arrivée de ses 2 langues ? Peut-il y avoir confusion ? Pourquoi ne répond-il pas dans la langue utilisée dans la question ? Et à l’école, en classe bilingue, l’enfant peut-il se débrouiller si les parents ne parlent pas cette langue ? Pourquoi lui transmettre une langue dont il ne se servira peut-être pas au quotidien ? Y a-t-il des langues de coeur ?

Le psycholinguiste, François Grosjean, nous apporte une précieuse lumière sur les nombreuses interrogations qui entourent la réalité des familles bilingues. Ses interventions, alternées avec celles du sociologue Ronan Le Coadic et de parents avec des profils et origines variés (turque, malgache, bretonne, portugaise…) nous permettent de pouvoir comprendre un peu mieux comment l’enfant s’organise pour gérer si bien ces différentes informations.


Intervenants :

- François Grosjean, Professeur Emérite en Psycholinguisme, Université Neuchâtel
- Ronan Le Coadic, Sociologue, Professeur en Culture et Langue bretonne, Rennes 2
- Armelle Le Coz, Directrice d’école, breton/français, Plomeur
- Guillaume Morvan, Enseignant breton/français, Saint-Brieuc
- Yannig Robin, Puériculteur, à l’origine de Divskouarn

En bonus :

- interview autour des mythes du bilinguisme
- interview autour de l’approche 1 personne/1 langue 
- interview sur les apports cognitifs reliés au bilinguisme 
- « Remi, histoire d’un parent bretonnant » 
- « Katell et Tangi, témoignage sur les grands-parents » 
- « Katell et Tangi, témoignage sur la transmission aux enfants »

Le bilinguisme précoce : interview de Pascale PLANCHE

Pascale PLANCHE

Pascale Planche est Professeure en Psychologie du Développement à l’Université de Bretagne Occidentale.

Que signifie le bilinguisme ?

Être bilingue signifie être capable de se servir régulièrement de deux langues dans la vie quotidienne. Le bilinguisme désigne également la capacité d'un individu à utiliser deux langues avec une correction phonétique suffisante, donc pas forcément parfaite, pour éliminer tout obstacle à la bonne compréhension de ce qui est dit, ainsi qu'une maîtrise du vocabulaire et des structures grammaticales comparables à celles d'un autochtone de même milieu social et culturel. C'est une définition qui a été donnée en 1990 par Élisabeth Deshays (L'enfant bilingue : parler deux langues, une chance pour votre enfant ; Laffont, 1970). Il ne faut pas oublier le niveau culturel et social car le niveau de langage peut être différent selon les personnes.

Est-ce que pour autant on est « meilleur » dans une langue que dans l'autre ?

Tout à fait et c'est pour cela que le plus souvent ce bilinguisme est « déséquilibré ». On constate dans le bilinguisme, ou le plurilinguisme, une maîtrise différente des langues. Et cela pour différentes raisons : des raisons cognitives, on va mieux maîtriser une langue que l'autre de part son fonctionnement cognitif ; des raisons pratiques parce que l'on va peut-être plus utiliser une langue  que l'autre ; des aspects conatifs, c'est à dire affectifs et motivationnels, peuvent également générer des préférences pour l'une des deux langues.

Et alors qu'est-ce que le bilinguisme précoce ?

Il y a différents types de bilinguisme. Le bilinguisme précoce c'est celui qui est le plus favorable au développement bilingue. On distingue le bilinguisme précoce simultané, c'est à dire que les deux langues se sont construites en même temps chez le très jeune enfant. Et, le bilinguisme précoce successif quand le jeune enfant a été confronté successivement à deux langues.

Le bilinguisme précoce simultané c'est le cas d'un enfant qui naît dans un milieu où le papa et la maman sont d'origines différentes et parlent deux langues différentes à l’enfant dès sa naissance. L'enfant va donc construire en même temps ces deux langues, il a alors deux "langues maternelles".

Dans le cas du bilinguisme précoce successif, le jeune enfant est né dans un milieu monolingue mais il va être confronté très tôt à l'apprentissage d'une seconde langue parce que ses parents choisissent de le scolariser dans un milieu bilingue ou parce qu’ils s’installent dans un pays qui confronte la famille à l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Dans tous les cas, l’introduction de la seconde langue doit intervenir avant l’âge de 5 ans pour que l’on puisse évoquer un bilinguisme précoce.

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Bilinguisme : l'enseignement privé s'engage - Bretagne

comité académique de l'eneignement catholique

Le comité académique de l'enseignement catholique et les parents d'élèves de Dihun Breizh ont signé une convention pour développer la filière français-breton.

Sur les 14 709 élèves bilingues français-breton, l'enseignement catholique en scolarise 4 824, de la maternelle au bac. Ce qui en fait le deuxième réseau, derrière le public (6 260 élèves) et devant Diwan (3 678). Depuis 1991, année d'ouverture de la première classe, les parents d'élèves de la filière privée sont réunis au sein d'associations locales, Dihun, et d'une association régionale incluant la Loire-Atlantique, Dihun Breizh.

Ces dernières années, les relations entre représentants des parents et représentants de l'institution (les directions diocésaines de l'Enseignement catholique) ont souvent été compliquées, jusqu'à la rupture du dialogue dans certains départements, ou au sujet de désaccords pédagogiques.

Les querelles enterrées

Ces tensions appartiennent désormais au passé, assure-t-on de part et d'autre. Le Comité académique de l'Enseignement catholique et Dihun Breizh viennent en effet de signer une convention de partenariat par laquelle « l'Enseignement catholique de Bretagne inscrit dans sa politique éducative le développement des langues régionales », bretonne comme gallèse. Toutes les composantes de l'enseignement catholique, les directions diocésaines, l'Université catholique de l'Ouest, l'Institut supérieur de formation ISFEC et les associations de parents d'élèves (APEL) ont été associés à la préparation de cette charte.

De nouvelles classes

Si l'Enseignement catholique ne reconnaît officiellement qu'une seule association représentative de l'ensemble des parents d'élèves (l'APEL) elle accorde désormais à Dihun Breizh le statut de véritable partenaire pour « faciliter le développement de l'enseignement du breton, participer à la valorisation des filières bilingues et relayer l'information en vue du recrutement des enseignants ».

Jakez de Poulpiquet, vice-président de Dihun Breizh comme Stéphane Gouraud, directeur diocésain du Morbihan, président de la commission de pilotage des langues régionales, saluent tous deux « le dialogue serein et constructif » ainsi mis en place. Un accord soutenu par la Région. « Une nouvelle ère commence pour le breton dans l'enseignement catholique », se réjouit Lena Louarn, vice-présidente de la Région en charge des langues régionales. Après avoir ouvert six classes supplémentaires en septembre (un record), de nouveaux dossiers d'ouverture sont à l'étude pour la rentrée 2013.

Jean-Laurent BRAS.

http://www.ouest-france.fr/2012/12/21/bretagne/Bilinguisme-l-enseignement-prive-s-engage--64254645.html


L'aventure familiale du bilinguisme

l'aventure familiale du bilinguisme

De nombreux enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent à parler plusieurs langues. Mais pour qu’ils deviennent tout à fait bilingues, leurs parents doivent être motivés et s’investir dans la durée.

«Victor, come here please, it’s time to go home.» Au square, les nounous anglophones ne sont plus une exception. Dès leur plus jeune âge, certains enfants français s’imprègnent de la langue de Shakespeare ou fréquentent les ateliers d’anglais accessibles à partir de 12 mois.

Par ailleurs, il est devenu assez fréquent qu’une classe de primaire accueille des élèves issus d’une double culture. À la sortie de l’école, on les entend parler une langue étrangère avec leur père et/ou leur mère. Comme Gustav, 4 ans et demi, d’origine suédoise et polonaise, scolarisé dans une école publique parisienne. «Mon mari lui parle suédois, je lui parle polonais, de façon évidente. Notre fils, qui est très bavard, a parlé les deux langues avant ses 2 ans, comme un adulte. Le français est sa troisième langue», confie, admirative, Agnieszka, 38 ans, en France depuis quinze ans.

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Plaquette d'informations sur les filières bilingues

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