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Bretons d'ailleurs

Nouvelles des bretons d'ailleurs
Australie, Chine, Japon, USA, Argentine et même Antarctique, les  bretons d'ailleurs sont aujourd’hui nombreux.

cartes des migrations bretonnes

Loin de disparaître dans les cultures locales, les adeptes du « bzh » se réunissent entre eux et cherchent à s’interconnecter à travers le monde. « BZH Network », « Bretons du Monde », « An Tour Tan »…de nombreux réseaux sociaux les mettent en relation. Là ou ceux-ci n’existent pas, des associations locales sont nées couvrant ainsi près de 50 pays. 



BRETONS D'AILLEURS

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AU JAPON ...

Bretagne : « Gyotakus , les amis de Boshu Nagase » à Concarneau ブルターニュ;コンカルノ≪魚拓、長瀬望秋の友達≫

Concarneau et sa célèbre ville close offre un atout touristique certain aux nombreux voyageurs, mais voici que depuis quelques temps, différents évènements viennent secouer l’actualité économique de la ville avec notamment l’implantation de l’entreprise japonaise Makurazaki dont nous avions parlé ici. Le tourisme, l’économie et maintenant l’art avec l’artiste Daniel Pardo, spécialiste français et breton de l’art du Gyotaku.

コンカルノーおよび有名な「近くの街」は、ブルターニュを訪れる観光客のために観光スポットを提供しています。
更には、以前 でご紹介しましたように、日本の枕崎の会社が経済ニュースになったように最近はこれまでとは違ったニュースやイベントにあふれています。観光、経済、更に、芸術家ダニエルパルド氏、魚拓アートの専門家を紹介しましょう。

Ce dernier nous parle du «Gyotaku »

魚拓
Les Gyotakus (empreintes de poissons , en japonais) qui existent depuis le milieu du XIX° siècle témoignent de la prise d’un pêcheur . Le lieu , la taille , le poids , le nom du pêcheur , du poisson ainsi que celui d’un témoin sont indiqués sur la feuille de papier ou le tissu qui a fixé l’empreinte.

La technique initiale qui consistait à enduire au préalable le poisson d’encre noire a suivi une « évolution » .

Au Japon , tout d’abord , avec la coloration qui a abouti à l’appropriation des Gyotakus par les biologistes marins illustrant leurs exposés avec ces représentations (bien avant les diapositives en couleurs).
En Occident ensuite où des artistes , familiers de la culture japonaise, ont facilité l’introduction de la technique des empreintes dans la peinture : Alechinsky et Klein par exemple .
Depuis une dizaine d’années , les Gyotakus inspirent des peintres qui « saisissent ainsi l’âme des poissons » . Citons les œuvres du peintre animalier Jean Pierre Guilleron qui s’inscrivent dans cette filiation sans oublier Miguel Barcelo .

EN CHINE ...

L’histoire de Corentin Le Régalec – コランタン・ル・レガレック物語

les naufrageurs

« Ceux qui allumeront la nuit des feux trompeurs fur les Grèves de la Mer, & dans les lieux perilleux pour y attirer & faire perdre les Navires feront auffi punis de mort, & leurs corps attachez a un Maft planté au lieux ou ils auront fait les feux. »

Ordonnance de la Marine du mois d’Aouft 1681
Livre Quatriesme. De la police des ports, cotes, rades et rivages de la mer
Titre IX. Des naufrages, bris & echouemens, Article XLV, page 446

 “船舶を誘引し、沈没させるために夜間に海岸および危険な場所で偽装の火を灯した者には、同じく死刑を科し、その死体をその者が火をつけた場所に打ち込んだ帆柱に括るものとする”

1681年8月公布の海事勅令
第4編 港、沿岸、投錨地および海岸の治安
第9章 遭難・難破・座礁 第45条446頁

Une histoire raconte que jusqu’à la fin du 17e siècle sur la côte Sud de la Bretagne, quelque part entre les roches de Penmarc’h et Port-Louis, existait une pointe et au bout de cette pointe, blottit sur un promontoire, était un village de naufrageurs. Les nuits d’hiver, par intermittence, il disparaissait et les navires, emportés par les courants et perdus dans le mauvais temps, venaient se fracasser sur ses rochers. Plutôt que de promener sur la plage une lanterne à la corne d’une vache pour tromper les vaisseaux, à intervalle régulier, plusieurs nuits de suite, les naufrageurs plongeaient leur village dans l’obscurité la plus totale et conduisaient les bateaux à leur perte. Lorsque fut publiée en 1681 l’Ordonnance de la Marine, les habitants de ce sinistre village ne furent nullement inquiétés. Ils s’en réjouirent même. Et pour cause. Elle ne les concernait pas puisqu’ils faisaient exactement le contraire. Un jour, fatigués de cette ruse qui n’avait que trop durée, les dieux se fâchèrent et d’un immense raz-de-marée engloutirent la pointe et son village sous les eaux. Tous les villageois périrent, sauf un. Elancé, les cheveux en bataille et encore jeune, l’homme s’appelait Corentin le Régalec.

          歴史を紐解けば、ブルターニュ南部の沿岸部、ペンマルクとポール=ルイの間の岩々のどこかにひとつの岬があり、17世紀末までは、その岬の突端に隠れるよ うにして難船略奪者の村があったという。その村は、冬の夜には断続的に姿を消し、船は海流に運ばれ悪天候の中で迷い、岸壁に当たって砕け散った。船を欺く ために定期的に幾晩も続けて牛の角にランタンを括り付けて海岸を連れ歩くのではなく、難船略奪者たちは村を完全に真っ暗にして船を迷わせる。1681年に 海事勅令が公布された時、この不吉な村の住民たちは微塵も心配しなかった。むしろ喜んだのである。それには理由があった。勅令は村人には関係なかった。な ぜなら彼らは真逆のことをしていたからだ。ある日のこと、このあまりに長年続いた手練手管に飽き飽きした神々が腹を立て、巨大な高波で岬とその村を水没さ せた。村人は全滅した、ひとりを除いては。痩身にもじゃもじゃの髪でまだ若いその男は、名をコランタン・ル・レガレックといった。

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N.B.
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